03/09 La Loire n’est pas si loin
-Les gens de Cosne-sur-Loire (Nièvre) ont la chance d’avoir, depuis quatre ans, le Garage Théâtre, tenu par les Wenzel père et fille (Lou, Cie la Louve). Leur festival avait lieu du 25 au 30 août. La soirée inaugurale a débuté avec Tout augmente, par le trio des Fédérés – Jean-Louis Hourdin, Olivier Perrier, Jean-Paul Wenzel –, reconstitué après quarante-quatre ans. Retrouvailles de pieds nickelés
- Humanite25/06 Sur trois femmes à la hauteur
-Quand Yannick Bellon (1924-2019) devient cinéaste dans les années 1950, on compte sur les doigts d’une main les femmes derrière la caméra. Il y a Nicole Védrès, laquelle a tourné en 1948 Paris 1900 (Yannick Bellon était son assistante), puis Agnès Varda, dix ans plus tard, avec son film la Pointe courte. Michel Sportisse, historien du cinéma, publie sous le titre Yannick Bellon, toute une tribu d’
- Humanite11/06 Sur l’échelle mobile des arts
-Persistance des mentalités rurales issues de l’immigration La revue Alternatives théâtrales, éditée à Bruxelles, consacre son numéro 148 aux arts vivants (cirque, marionnettes, créations dans l’espace public), soit ceux – il y a peu encore – jugés « mineurs ». S’ils ont progressivement conquis droit de cité, en France, en Belgique, c’est sans toujours bénéficier de la reconnaissance officielle et
- Humanite04/06 L’Ouroboros est un sacré numéro
-La revue issue de Lyon et de sa région que pilote, avec fougue, Odile-Nguyen Schœndorff, ne laisse pas d’étonner par sa singularité objective et son élégante apparence. Le numéro 6 est sorti, ne dérogeant pas à la règle fixée de faire de l’exploration d’imaginaires tous azimuts, dans chaque domaine de l’art et de la pensée. Cela s’ouvre sur un fort contingent de poètes suisses (la fondation Pro He
- Humanite14/05 À bons entendeurs, un grand salut !
-Gérard Watkins signe le texte et la mise en scène de Voix, objet théâtral d’une rare intelligence sensible. C’est le résultat probant d’une recherche sur le phénomène des voix, justement – graves ou aiguës, qui hurlent ou chuchotent –, que certains êtres, à des moments de leur vie, entendent résonner dans leur tête. De Socrate à Gandhi, de Rilke à Virginia Woolf, de Jeanne d’Arc à Zinedine Zidane,
- Humanite26/03 Chercher la femme dans le placard
-Olivier Cruveiller a adapté et mis en scène Nagasaki, un court et beau roman d’Éric Faye (Stock), couronné par l’Académie française en 2010 (1). La scène est donc au Japon, où vit, dans un petit appartement, monsieur Shimura, employé modèle et célibataire bien ordonné, qu’Olivier Cruveiller prend un plaisir visible à incarner dans la plus stricte sévérité morale. L’homme constate qu’en son absence
- Humanite12/02 De la bonté on glisse à la fureur
-Ariane Ascaride présente Du bonheur de donner, un bel ensemble de textes de Bertolt Brecht, des poèmes pour la plupart (1). On pense toujours à l’auteur dramatique. On oublie l’homme au lyrisme froid, qui savait dissimuler sa bonté foncière sous l’affirmation paradoxale, le propre de la contradiction. Dans le florilège d’Ariane, on trouve d’ailleurs certain éloge de la dialectique comme facteur de
- Humanite29/01 In memoriam Heiner Müller
-L’homme et la femme dressés l’un contre l’autre. Matthias Langhoff met en scène Rivage à l’abandon, Médée-matériau, Paysage avec Argonautes, de Heiner Müller (1929-1995), dans la traduction de Jean Jourdheuil et Heinz Schwarzinger (1). L’objet, puissamment spectaculaire, excède largement le cadre ordinaire du théâtre. Cela tient de l’installation à grande échelle, du rite funéraire – chaque soir r
- Humanite20/11 Comment réveiller cet enfant qui dort ?
-Le garçon souffre du « syndrome de résignation », qui atteint des enfants demandeurs d’asile. Ido Shaked et Lauren Houda Hussein signent à quatre mains texte et mise en scène du spectacle intitulé le Sommeil d’Adam (1). Laurianne, bénévole dans une association d’entraide, découvre dans la rue un adolescent irrémédiablement endormi. On ne peut le réveiller à l’hôpital, où les médecins renoncent, pr
- Humanite23/10 Quand Brecht rencontre Kafka
-Régis Hebette dirige le théâtre l’Échangeur à Bagnolet, où il propose en ce moment K ou le paradoxe de l’arpenteur (1), d’après le Château, de Franz Kafka. Il en signe l’adaptation, la mise en scène, la scénographie. L’arpenteur se dit embauché pour effectuer son travail, se heurte à un tas d’intermédiaires soumis à des règles énigmatiques et n’ira pas au saint des saints, le château, où règne un
- Humanite